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Lisbonne – Les Sables en IMOCA – Adonnante Coaching

Jean-Guillem Destremau, l’un de mes meilleurs amis et le frère du skipper Sébastien Destremau, m’a donné rendez-vous à Cascais (Portugal) pour terminer de convoyer FaceOcean. Direction les Sables d’Olonne à moins de un mois du départ du Vendée Globe. 700 milles dans une météo délicate avec deux objectifs majeurs : arriver à l’heure et ne pas casser. 

Si le départ de Cascais se fait dans les meilleurs conditions, i.e. après un bon petit déjeuner de Pastel de Nata et de jus d’orange frais, la remontée le long des côtes portugaises puis espagnoles n’est pas de tout repos entre croisement avec les nombreux bateaux de pêche et, surtout, ne pas se prendre de filer dans la quille. Le vent d’Est nous permet de nous amariner et nous offre une mer assez lisse propice à profiter pleinement de notre solitude. Les quarts s’organisent ainsi que les habitudes de couple (qui fait la cuisine, la vaisselle…). Nous faisons « banette chaude ». En français dans le texte cela veut dire que nous prenons le couchage tout tiède de l’équipier qui sort sur le pont surveiller le bateau pendant 3 heures de temps.

La météo se gâte et c’est avec un vent d’Est qui forcit que nous entrons dans le Golf de Gascogne. Première difficulté : gérer la DST, c.a.d la zone de convergence des paquebots et porte-containers. Seconde difficulté : composer avec une mer très formée. Cela mouille sur le pont. Le bateau tape dans la vague. Rester debout devient un exercice d’équilibriste. J’ai même été éjecté par deux fois de ma banette. Parfois c’est l’urgence qui nous fait sortir de notre bannette, comme cette fois ou le pilote automatique s’était déconnecté et que notre IMOCA de 9 tonnes se retrouve voiles à contre et mât dans l’eau. Et bien sur en pleine nuit !!!

Heure après heure nous poursuivons notre bonhomme de chemin et, avec l’approche des côtes, la mer s’apaisent. La dernière nuit fût l’une des plus magiques de ma carrière de régatier. Trois dauphins sont venus s’amuser à l’étrave. Trois dauphins que seul le phytoplancton phosphorescent éclaire. Un balai que je n’oublierai jamais…

Après 3 jours de mer, le port des Sables d’Olonne s’offre à nous. Nous pénétrons dans ce sanctuaire qui sera dans 15 jours le théâtre de l’une des plus belles courses du monde de la voile : le Vendée Globe !

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